Mon coiffeur est un artiste - part 1

Publié le par Delphine la bacotte

Bon je me tâtais pour faire un article là-dessus mais comme la standardiste de la boîte vient de me faire un compliment et que c’est le 26è que je reçois, je n’y tiens plus, il faut que je le dise haut et fort. En même temps la standardiste de la boîte, une fille très gentille au demeurant, n’est pas précisément ce que j’appelle un parangon du look. C’est plutôt une sommité de mauvais goût kitsch. Mais quand même, avant elle, des tas d’autres m’ont fait ce compliment magique que pendant les 32 premières années de ma vie je n’aurais jamais osé rêvé entendre… Donc, je le dis haut et fort :

 

VINCENT JE T’AIIIIIIIIIIME !!!!!

 

Non non je ne suis pas en train de faire une déclaration à Vincent Perez, qui est pourtant fort joli, ni à Vincent Mc Doom, ni à Vincent Lagaf', ni à Vincent Perrot, heu... J'arrive pas à trouver des Vincent sexy... ? Que nenni mes chères : je vous parle de mon coiffeur. 

 

Je sais bien que 99.5% de la population féminine de la planète aurait bien voulu avoir une autre chevelure que celle dont la nature l’a affublée : vous avez des baguettes de tambour quand vous ne rêvez que d’ondulations sensuelles, vous êtes frisée comme un mouton quand vous vendriez votre bichon maltais pour un brushing lisse…. Bref. On n’est jamais contente de ce qu’on a. Sauf peut-être les nanas « qui le valent bien » mais j’aimerais bien les voir au saut du lit quand une armada de coiffeurs-coloristes ne s’est pas encore occupée de leur rendre forme humaine. Donc on veut toujours ce qu’on n’a pas, mais ça n’empêche pas une majorité de femmes de dompter tant bien que mal sa tignasse et d’en faire quelque chose de présentable. Eh bien moi, mesdames, je ne rentre pas dans cette catégorie. Moi qu’on appelait jadis « la touffe », mes cheveux à moi sont frisouillés, ni raides ni bouclés, incoiffables. Le brushing est impecc’ jusqu’à ce que trois gouttes tombent, et là ça devient cauchemardesque, ça gonflotte, ça moutonne, c’est hideux. De même ils ne frisent pas assez pour envisager l’option belles boucles bien dessinées. Total : impossible à coiffer pendant de longues années. Corollaire : cette impression désagréable de n’être pas « nette ». Attention j’ai pas dit que je faisais crade, mais bon, ça faisait un peu brouillon quoi. La coiffure ruinait toute velléité d’élégance ou de classe. Vous voyez ce que je veux dire, hein, dites-moi que vous voyez ce que je veux dire.

 

Alors pendant un moment j’ai tenté le court. Beaucoup de gens m’ont dit que ça m’allait bien, même si parfois j’avais du mal à assumer. Le court, ça va bien aux filles qui :

1/ ont plutôt une petite tête ronde

2/ ont plutôt un petit nez court

3/ ont plutôt un long cou fin

Bon ben moi j’ai rien de tout ça : une grosse tête, un tarin normal mais pas court !, un cou ni long ni fin (ouh là le tableau… je ne ressemble pas non plus à un tableau de Picasso, hein !). Et des fois en me voyant sur des photos loupées je me faisais l’effet d’être un peu la Josiane Balasko de Gazon Maudit, pour vous situer le degré de féminité.

 

Et puis j’ai rencontré Vincent. Et là, ma vie a changé. Mais je vous en dirai plus demain, parce que l’article est en train de devenir indécemment long...

Publié dans Comme t'y es belle !

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