Peut-on apprendre le bonheur ?

Publié le par Delphine la bacotte

Eh oui, j’essaye de frapper un grand coup, après ces longs mois de silence couve-TBS.gif(que je ne commenterai pas davantage…). A la veille d’agrandir notre petite famille, l’introspection est en effet de rigueur, sous la forme d’un retour sur moi et mes propres valeurs. C’est à la lecture de ce bouquin orange que j’ai tenté une réflexion un peu approfondie sur le sujet. Je vous vois froncer le nez d’ici : aïe elle lit des bouquins de développement personnel à son âge canonique, la honte… Je le confesse : de longues années durant, ce fut mon côté Bridget Jones. J’en ai claqué des centaines, voire des milliers d’euros, dans ce genre de littérature, avide que j’étais de trouver des réponses pré-mâchées à ces questions qu’on se pose tous (enfin je crois) : quel sens à ma vie, comment m’épanouir, quel est le bon équilibre, etc… ?

C’est un des mérites de l’auteur, Tal Ben Shahar, prof de psychologie positive à Harvard, que de rappeler qu’il ne peut y avoir de méthode toute faite pour être heureux, et que chacun est le seul artisan de son propre bonheur. OK merci, encore 16 € de dépensés pour lire ce genre de lieux communs ? Oui, sans doute, mais pas seulement. TBS propose une démarche en plusieurs temps pour trouver notre propre chemin vers le bonheur, à travers la mise en place de petits exercices simples, qui pour une fois ne s’apparentent pas à des bonnes résolutions intenables, mais plutôt à des moyens de trouver nos propres marques quant à cette vaste question. Trouver ce qui contribue à augmenter notre « capital suprême », non seulement en donnant un sens aux différentes composantes de notre vie, mais aussi en pratiquant au quotidien, de façon rituelle, des activités qui nous font du bien. Dit comme ça c’est peut-être un peu abstrait, mais le livre est très bien écrit, bien structuré et s’appuie à la fois sur des principes de pur bon sens et sur des conclusions d’études scientifiques estampillées « sérieuses ». 

Si j’en parle, c’est que je suis parfaitement en phase avec le fil conducteur du livre : le bonheur, c’est vachement important, c’est même plus important que tout. La fin de l’ouvrage est une ouverture intéressante et utopique, sur les conséquences mondiales d’une espèce de révolution du bonheur, qui entraînerait - mais oui ! - une déferlante de bonté et qui pourrait régler bien des conflits et des maux de ce monde. Ca ne fait pas de mal de rêver un peu.

Publié dans Bouquiner

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