Pauvres trentenaires

Publié le par Delphine la bacotte

elle.jpgFouïe ouïe ouïe... Plus de deux mois de silence. Rares seront celles et ceux à qui j'arriverai à faire gober que j'étais en voyage en Transnistrie, sans aucune connexion web, pendant tout ce temps là.
Pour un début on peut dire que ce n'est pas brillant. Mais on va se remotiver, promis, juré !
En attendant, petit sujet interpellant en ce mois d'octobre. Déjà deux articles que je lis (dans le monde.fr et dans... le
Elle - au fait, je suis abonnée à l'un de ces deux canards, devinez lequel ?) sur un livre intitulé "Morts de peur-La vie de bureau". L'auteur, Teodor Liman, est un Polytechnicien bon teint qui poursuit une brillante carrière de consultant. Que dit son livre ? Que la vie de bureau est sclérosante, ennuyeuse, vide. Que la principale motivation de mes semblables diplômés est la PEUR. Peur d'être mal vus, peur d'être déclassés, peur d'être virés, peur de finir SDF. C'est pas nouveau comme thème, c'est un peu le marronnier du rapport de ma génération au monde de l'entreprise. Pour moi, rien que de très normal. On sait depuis la fin de notre grande école que ce sera dur d'avoir un boulot, de le garder, que contrairement à nos papas on ne passera pas nos 40 ans de vie pro dans la même boîte, que les entreprises ne nous attendent pas et se foutent éperdument de nos aspirations individuelles. Alors on s'est repliés sur nous-mêmes, on s'est remis à chercher du sens à nos vies stressées et à le trouver en dehors de l'entreprise, dans des loisirs structurants, ou dans la construction d'une famille. Avec pour les plus courageux le grand saut, le vrai changement de vie : voyage, engagement humanitaire, reprise ou création d'une entreprise... Je ne fais pas partie de ceux-là. Mais c'est un de mes sujets de conversation n° 1 avec collègues et amis. Pas vous ?

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